Les kilos du confinement, No pasarán!

L’excuse la plus populaire avant le confinement pour faire une entorse à sa ‘diète’ était une sortie entre amis. Ou, plus généralement, tout ce qui nous empêchait de manger tranquillement chez soi. Aujourd’hui, j’entends que le confinement est vu comme une sérieuse menace pour la prise de poids. Allez comprendre !

Rangées, mes croyances que le confinement allait avoir un effet bénéfique sur notre tour de taille ! Et place à la réflexion pour chercher quelques explications à cette prise de poids redoutée et pour explorer des pistes afin d’empêcher que ces sacrés kilos s’installent sur nos hanches.

En ces temps d’interdits de tout bord, notre penchant naturel pour jouer avec les limites ne disparaît pas pour autant, au contraire. Nous voulons continuer à transgresser, à découvrir, à nous sentir pleinement vivants, tandis que le champ de nos explorations s’est réduit à une peau de chagrin. Et rien de plus facile en matière de nourriture : la possibilité de ‘désobéir’ est restée intacte et toujours aussi accessible, si pas plus accessible puisque le contrôle social a diminué.

Certains se reconnaîtront dans cette situation, mais j’ai également des patients qui témoignent d’une plus grande facilité à perdre du poids en ce temps de restriction de contacts sociaux non virtuels.

Selon moi, le caractère introverti de ces derniers peut expliquer cette facilité accrue à adhérer à leur régime. L’extraversion et l’introversion sont des caractéristiques de la personnalité décrites pour la première fois en 1921 par Carl Jung. Les introvertis ne fuient pas les autres, mais ils ou elles rechargent leurs batteries d’avantage en isolement, alors que le caractère extraverti a besoin d’une interaction avec d’autres pour ce faire. Plus nous avons un penchant pour la manière intravertie de nous ressourcer, plus nous nous sentirons épanouis et moins nous aurons besoin de pallier par la nourriture à des ‘coups de blues’ pendant ce confinement.

Que les extravertis se rassurent, un craquage alimentaire n’est pas la fin du monde. D’abord, il faut se rappeler qu’en matière de nourriture, les interdits n’ont pas lieu d’être. Il suffit de manger ce qu’on aime, sans exagération. C’est toujours et encore la dose qui fait le poison. Cela réduit déjà fortement la possibilité de transgresser en mangeant.

Ensuite, ils peuvent trouver des moyens pour gommer leur désarroi, autrement que par la nourriture. Le confinement offre pour beaucoup le luxe de plus de temps pour démarrer un projet qui nous enthousiasme, pour apprendre une langue, pour pratiquer une activité physique plus régulièrement. Et vous, comment allez-vous profiter de ce luxe inespéré ?

Je reste disponible pour des consultations à distance. N’hésite pas à me poser vos questions!

Photo by Ekaterina Novitskaya on Unsplash

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